L’année dernière j’ai participé à un concours d’expression écrite organisé par l’AMOPA (Association des membres de l’ordre des palmes académiques) dont le sujet était « le voyage », et dont j’ai remporte le deuxième prix mondial.
Naï
P.S.: Cliquez sur les images pour les agrandir





Je vous souhaite à tous une excellente année 2013. Qu’elle vous apporte tout le bonheur du monde, succès, amour, réussite, et bien sûr, santé ! De mon côté, j’espère avoir mon bac cette année, être prise dans mon premier choix de prépa, et, évidemment, de continuer à écrire!
Naï 


Voila la première de mes « mini-autobiographies », c’est une écrivaine… j’espère que ca va vous plaire !  
Naï

« Longtemps, j’ai pris ma plume pour une épée. »

-Sartre
      J’écris.
            Partout, tout le temps, j’écris. Sur des carnets de notes, sur les murs, sur mes bras, mes mains, mes doigts, j’écris. Les mots me viennent spontanément, rien ne peut les arrêter. Je ne peux pas les garder pour moi. Ils doivent sortir, s’envoler, être vus, lus, reconnus. Ils jaillissent dans ma tête comme un rayon de soleil aveuglant. Je ne vois plus, je n’entends plus, plus rien ne fonctionne en moi tant que je ne me suis pas libérée de ces mots qui paralysent tous mes sens. Alors je prends ma plume et j’écris. Je respire enfin. La vie peut continuer. Jusqu'à ce qu’une nouvelle idée me vienne. Alors ça recommence, et ça ne s’arrête jamais.
            Ici, parler est interdit. Ça peut vous attirer des ennuis, beaucoup d’ennuis. Les idées doivent rester enfermées dans nos têtes comme dans un cachot. Elles ne peuvent pas être ouvertement exprimées. Pourquoi ? « Provocation », jugement, insultes. Voilà pourquoi. « En plus c’est une femme ». Oui, je suis une femme. Une femme n’a-t-elle pas le droit d’émettre un avis sur des choses sérieuses ? Non, elle doit se limiter aux habits, sacs, chaussures ; elle doit s’occuper des enfants, les porter, les nourrir, mais en aucun cas faire de choix concernant leur éducation ; elle doit être aux petits soins pour son mari, se faire belle pour lui plaire, lui obéir, mais en aucun cas lui demander quoi que ce soit. Je ne peux rien dire : ici, parler est interdit. Alors, j’écris.
            Mes proches me demandent d’arrêter, ou de partir, de m’enfuir, m’exiler. Mais je reste. Ici, c’est mon pays. « Tu ne changeras pas le monde. » Je ne perds rien à essayer. On m’a souvent insultée, menacée, même parfois agressée, mais rien ne m’arrête. Au contraire, cela me rend encore plus déterminée. A chaque fois, je reprends ma plume et j’écris, encore et encore. Je n’ai plus peur de rien. On me dit que je suis folle, inconsciente du danger dans lequel je me mets. Je réponds que je n’ai pas le choix. Si, j’ai le choix, dit-on. Le choix, quel choix ! Vivre dans la misère, écrasée par un gouvernement et une société corrompus, ou mettre ma vie en péril pour dénoncer toutes ces pratiques qui me dégoûtent. Qu’ils me tuent s’ils en ressentent le besoin. Peut-être alors ma voix sera-t-elle entendue. Peut-être alors mes semblables se manifesteront-ils. Mes semblables, des gens opprimés qui, comme moi, en ont ras le bol. Ils existent, je le sais, ils sont partout autour de moi, dans les rues, dans les immeubles à moitié détruits, dans les voitures, partout. Mais ils ont peur. Peur de quoi ? Pourquoi avoir peur ? Qu’avons-nous à perdre ? Notre vie misérable en vaut-elle la peine ? Si c’est pour assurer une meilleure vie et un futur libre et heureux à mes enfants, je suis prête à y renoncer. Plus rien ne me retient ici à part ce besoin incontrôlable d’écrire.
            Partout on me lit, on s’extasie sur ma ferveur et mon style. Partout, on s’étonne que je sois encore en vie. On m’invite sur des plateaux de télévision où les mêmes questions reviennent sans cesse : comment je parviens à publier mes écrits ici, si je n’ai pas peur, pourquoi ne pas m’en aller… Je me suis exilée pendant un temps, mais l’exil n’était pas pour moi. Je suis trop attachée à mon pays. Oui, je suis consciente du paradoxe, comment puis-je prétendre être attachée à ce pays que je condamne sans arrêt ? Je le condamne parce que je l’aime. Je ne désire rien plus que de voir ce pays se relever, se libérer du règne de la corruption et enfin, enfin pouvoir se développer et aller de l’avant. Je ne dis pas que cela sera simple, loin de là, mais tous ensemble, nous pouvons le réaliser, et c’est là que j’interviens. Je voudrais ouvrir les yeux à mes compatriotes, leur montrer que, main dans la main, nous pourrons changer les choses.
            Lorsque ce jour arrivera, alors peut-être ma vie aura servi à quelque chose. 

Bonjour/soir!
Je travaille sur une série de “mini-autobiographies” fictives de femmes dans le monde arabe. La première sera en ligne bientôt J
Naï 

                À mes grands-pères. EA[3/05/12] NS[18/09/12]. RIP…
Naï

Je pensais que ça ferait affreusement mal. Que je serais incapable de me lever pendant des jours. Que j’aurais sans arrêt envie de pleurer. Mais non. Je ne sens plus rien. Mon corps est vide, je ne pense à rien. Je ne pleure même pas. Je dois avoir épuisé ma réserve de larmes ces derniers mois. Je ne ressens rien, qu’un immense vide tout au fond de moi… 

Voila, cette nouvelle est finie ! Le style est un peu différent de mes autres écrits, j’espere que ca va vous plaire !
Naï 



Non. C’est impossible, elle ne peut pas… Si ? Elle baisse les yeux, regarde ses mains pour constater qu’elles baignent dans un liquide rouge et visqueux. Du sang. Elle sent la panique la gagner. Que faire ? Rester calme, surtout rester calme, respirer, ne pas crier, ne pas faire de bruit. Essayer de comprendre d’abord, pourquoi…comment ? La pièce commence à vaciller autour d’elle, les murs, le sol, tout se confond. Elle doit se ressaisir. Rester calme, respirer, ne pas bouger…réfléchir. Elle n’y croit pas, c’est impossible…mais vrai pourtant. Elle fixe toujours ses mains, incrédule. Comment ? Comment ont-elles pu ? Déplacer le corps, vite ! Mais où ? Réfléchis, réfléchis ! Mais oui ! Comment n’y a-t-elle pas pensé plus tôt ? Discrètement, sans faire de bruit, sans attirer l’attention. Et voila, c’est fini. Retrouver son calme et remonter maintenant, sans rien laisser paraître. « T’aurais pas vu Mélanie ? » Non, non elle ne l’a pas vue, Mélanie est introuvable, elle a du rentrer chez elle. Mais elle sait bien que ce n’est pas vrai. Mélanie n’est pas rentrée chez elle. Elle ne rentrera plus jamais chez elle… Elle ne se sent pas la force de supporter le reste de la soirée. Elle doit sortir d’ici, partir, s’enfuir, aller n’importe où mais s’éloigner de là. Mais elle ne peut pas, ils verront tout de suite que quelque chose ne va pas. Alors elle feint un malaise et rentre chez elle…
Elle ouvre les yeux. Elle est dans son lit, il fait noir, son cœur bat très fort, elle est en sueur. Tous les événements de la soirée lui reviennent. Un mauvais rêve, ce n’était qu’un mauvais rêve. Ses yeux se sont habitués à l’obscurité qui règne dans sa chambre. Elle regarde autour d’elle et son regard tombe sur une pile de vêtements sales. C’était donc vrai… Non, elle n’a pas rêvé. Elle a froid, elle tremble, elle essaye de se rendormir mais c’est impossible : à peine a-t-elle fermé les yeux que les images de la veille reviennent la hanter. Elle revoit ses mains trempées de sang. Ses mains incontrôlables qui attrapent sauvagement Mélanie par les épaules et la jettent contre le mur. Elle contemple ces mains, ses pires ennemies désormais. Grandes, osseuses, de vraies mains de criminelle. Elles la dégoûtent. Elle veut se lever mais elle est prise de vertige. Elle a un mal de crâne terrible. Elle prend appui sur la première chose qu’elle trouve pour éviter de justesse une chute qui aurait été douloureuse. Elle sort enfin de sa chambre. Le soleil se lève à peine, tout le monde est encore endormi. Tant mieux. Que faire maintenant ? Elle ne le sait pas. En sentant les murs de sa chambre se refermer sur elle comme une prison, elle en est sortie. Et maintenant ? Elle déambule dans la maison, sans penser à rien, sans but précis. Elle veut oublier, juste oublier. Effacer cette nuit fatale de sa mémoire, revenir en arrière. Mais elle ne peut pas, c’est impossible. Elle ne peut même pas réparer son erreur. C’est trop tard maintenant. Elle cherche à s’occuper, mais par quel moyen, dans une maison vide, aux premières lueurs de l’aube ? Elle allume la télé et tombe sur un film, une histoire de meurtre. Elle l’éteint à la hâte et remonte dans sa chambre. Essayer de se rendormir ? Lire ? Ecouter de la musique ? Non, non, non. Elle attend. Quoi exactement ? Elle ne le sait pas, juste attendre.
Elle est à la table du petit-déjeuner avec ses parents quand le téléphone sonne. Sa mère répond. C’est le père de Mélanie. Elle tente d’avoir l’air étonné en apprenant que Mélanie n’est pas rentrée chez elle après la soirée de la veille. Elle n’a plus faim. Elle pense à son acte de haine, à cette violence incontrôlable qui s’est emparée d’elle, à ses mains étrangères au reste de son corps. Elle essaye de comprendre, pourquoi ? Elle n’a pas pu se contrôler, ses mains sont parties toutes seules, ce n’est pas de sa faute…si ? Si c’est de sa faute, elle est coupable. Coupable de s’être laissée aller à la colère, de n’avoir pas su modérer cette haine qui s’est emparée d’elle. Coupable. Elle se pose toutes sortes de questions, elle n’est plus sûre de rien… si : elle a tué Mélanie. Pendant combien de temps encore va-t-elle être capable de cacher sa culpabilité ? Douze heures ? Vingt-quatre ? Deux jours dans le meilleur des cas. « Tu vas bien ? » Elle entend un « oui » sortir de sa bouche alors que sa tête répond « Non, non maman je ne vais pas bien, pas bien du tout. J’ai tué Mélanie, voila, je l’ai tuée. » Heureusement, elle se retient et ne révèle pas son secret. Elle se force à manger et remonte dans sa chambre.
Anna l’appelle, elle l’invite chez elle. Elle n’a pas particulièrement envie de voir qui que ce soit après les événements de la veille, mais elle accepte, elle pense que passer du temps avec sa meilleure amie pourrait l’aider à oublier pendant un temps. Avec Anna, elles parlent de l’été qui commence, critiquent les tenues des autres filles à la soirée, commentent les couples qui se forment, ceux qui se dissolvent… leurs sujets habituels. Elles en arrivent finalement à Mélanie. « Ou crois-tu qu’elle soit ? »  Anna, si seulement tu savais. « Aucune idée… » Elle est soudain prise d’un besoin d’utiliser les toilettes. A peine est-elle entrée dans la pièce qu’une forte nausée s’empare d’elle. C’est ici. C’est dans cette pièce-même qu’elle a tué Mélanie. Elle revit toute la scène.
Ses mains s’emparent de sa victime, se resserrent autour de son cou et la jettent contre le mur. Mélanie la regarde sans même avoir le temps de réaliser ce qui lui arrive pour appeler à l’aide. Elle la supplie en silence, implore sa pitié avec les yeux dans lesquels elle peut tout lire : la panique, la peur, la détresse. Rien n’y fait. Elle est incapable de se libérer de cette rage qui la pousse à agir. Elle regarde le mur taché de sang, baisse les yeux vers  Mélanie et… Non…
NON !!!!! Aussi vite que ses jambes encore flageolantes le lui permettent, elle sort de la salle de bains et rejoint son amie dans sa chambre. « Tu es toute pale, tout va bien ? » Oui, tout va bien, ce n’est qu’un petit malaise sans importance. Anna lui demande si elle se souvient de cette maison de poupées avec laquelle elles adoraient jouer quelques années plus tôt. « Comment pourrais-je l’oublier ? On passait des journées entières à jouer avec ! » Elle sait qu’elle s’en est débarrassée avec un tas d’autres jouets d’enfants, mais elle est sûre de ne pas l’avoir jetée. « Je dois encore l’avoir quelque part dans la maison… » Elle réfléchit un peu… « A la cave ! » PAS LA CAVE ! Elle doit agir vite, Anna est sur le point d’aller chercher sa vieille maison de poupées à la cave et il faut absolument éviter cela. Mais comment ? Elle n’est pas sûre d’être capable d’assumer la tache, mais elle propose malgré tout d’aller la chercher seule. « Je sais que tu détestes descendre à la cave, reste là, je vais la chercher. » Alors commence la descente aux enfers. Plus elle avance dans l’escalier, plus elle sent les battements de son cœur s’accélérer. Elle ouvre lentement la porte et une odeur nauséabonde de renfermé et d’autre chose, qu’elle a du mal à identifier, la prend à plein nez. Le cadavre. Un peu hésitante, elle entre dans la pièce obscure pour la trouver telle qu’elle l’a laissée la veille.
Elle enveloppe le cadavre dans une serviette, sort par la petite fenêtre de la salle de bains et, le corps de Mélanie sur le dos, descend en s’accrochant au lierre qui recouvre la façade. Elle a chaud, elle sue, ses mains glissent. Elle a du mal à ne pas lâcher prise. Elle sang le sang encore chaud de sa victime qui coule sur son propre corps. À plusieurs reprises, elle se sent perdre le contrôle, mais se ressaisit. Elle se dirige le plus vite possible vers l’arrière de la maison, en espérant ne pas être vue. Heureusement, ce côté est complètement désert : à cause de la chaleur, tout le monde est resté à l’intérieur. Cette chaleur justement, elle la ressent plus que quiconque en ce moment. Elle n’a jamais eu aussi chaud, ne s’est jamais sentie aussi lourde. Elle a du mal à avancer, le corps de Mélanie est pesant. Elle est essoufflée et doit s’arrêter à plusieurs reprises pour reprendre son souffle et ne pas tomber. Son long périple de la salle de bain au garage prend enfin fin.  Elle ouvre la porte le plus discrètement possible, descend l’escalier qui mène à la cave, abandonnée depuis plusieurs années, pousse la porte qu’elle sait toujours ouverte et jette son fardeau dans la pièce. Une fois débarrassée de ce poids, elle effectue le chemin inverse, non sans quelques péripéties, pour effacer toutes les traces qu’elle aurait laissées, nettoyer la salle de bains, laver le sang qui a coulé sur elle et rentrer chez elle, pour pouvoir enfin se laisser aller à son remords.
Une fois ses esprits retrouvés, elle prend le jouet et remonte. Elle passe le reste de la journée au calme, plongée dans ses souvenirs d’enfance avec Anna et rentre chez elle en fin d’après-midi. Elle a survécu au premier jour, elle a réussi à garder son secret et à cacher sa culpabilité. Elle en est soulagée. Maintenant, pense-t-elle, le plus dur est passé.
Les jours passent, on commence à s’inquiéter pour Mélanie qui ne réapparaît pas. Toutes les possibilités sont envisagées : fugue, accident,… Ses parents essayent de se rappeler, est-il arrivé quoi que ce soit qui aurait pu la pousser à partir ? Une dispute ? Un événement quelconque qu’elle aurait pris trop à cœur ? Non, ils ne trouvent rien. La police s’y met bientôt. Tous les invités de la fameuse soirée sont interrogés. Quand son tour vient, elle réussit à camoufler son angoisse et à garder son calme. Bientôt, la police, toujours sans aucune piste, abandonne l’affaire, ce qui, bien entendu, déplaît aux parents. On leur dit que c’est une adolescente, qu’elle a probablement fugué, que c’est de son âge et qu’elle les contactera sans doute bientôt. Elle fait tout son possible pour garder un train de vie normal, mais elle n’y arrive pas, elle se renferme petit à petit sur elle-même, voit de moins en moins ses amis. L’été se termine, peu après la rentrée, ses anciens amis critiquent son isolement et lui reprochent d’être devenue hostile. Ces remarques ravivent en elle le souvenir de la nuit fatale.
 Elle est installée sur le canapé du salon à côté Mélanie, elles regardent Anna qui sociabilise, se déplace d’un groupe à l’autre et fait la conversation à tout le monde à la fois. Mélanie, qui ne la connait pas depuis aussi longtemps qu’elle, fait des commentaires admiratifs sur la grâce de leur amie. Cette grâce, elle ne la remarque même plus, en douze ans d’amitié, elle a eu le temps de s’y faire. « Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi jaloux que toi. C’est ta meilleure amie ! » Elle préfère ne pas répondre. Elle n’a jamais été quelqu’un de particulièrement sociable et elle se rend compte de la chance qu’elle a d’avoir Anna pour amie. Au contraire, elle  n’apprécie pas beaucoup Mélanie et ne comprend pas pourquoi son amie s’est tellement rapprochée d’elle cette dernière année, mais elle fait des efforts, pour Anna. Elle monte aux toilettes. Soudain, la porte s’ouvre d’un coup et Mélanie entre. « Je sais ce que tu penses de moi. Tu es verte de jalousie. Tu sais que tu n’as qu’Anna, les autres ne t’acceptent que grâce à elle. Tu as de la chance, elle t’est fidele, votre longue amitié est sacrée à ses yeux. Mais ne te fais pas d’illusions, tu vois combien nous sommes proches, bientôt, elle ne te regardera même plus. Et alors, tu n’auras PERSONNE. » Qu’elle se taise, qu’elle se taise !!! Mais Mélanie ne se tait pas, elle continue à la provoquer. Elle est alors prise d’une force incontrôlable qui la propulse vers son interlocutrice, ses mains s’emparent de sa victime, se resserrent autour de son cou et la jettent contre le mur…
Elle ne veut pas se rappeler. Elle court sans savoir où elle va. L’important est de s’enfuir, s’éloigner d’ici. Aller n’importe où mais partir. Elle dépasse la maison de Mélanie, celle d’Anna, la sienne. Elle sort de sa rue, puis de son quartier. Elle est infatigable. Elle sort bientôt de la ville pour aller s’égarer dans un petit bois. Là-bas, elle se laisse tomber par terre et s’abandonne enfin à la fatigue, au chagrin et au remords qui la rongent depuis cette fameuse nuit. Les larmes coulent sur ses joues sans qu’elle ne les retienne. Ici, personne ne peut la voir, elle se sent enfin en sécurité. Loin de ses parents, de ceux de Mélanie, d’Anna et des autres, mais surtout, loin de Mélanie. Elle ne voit plus rien, n’entend plus rien, ne sent plus rien. Au bout de plusieurs heures, lorsque, fatiguée de pleurer, elle lève enfin la tète, elle se rend compte qu’elle n’est pas seule. Le frère de Mélanie se tient debout face à elle. « Je sais ce que tu as fait… »

Désolée pour le manque de mises à jour, mais je travaille en ce moment sur une nouvelle que je publierai des qu’elle sera finie… :)
Naï 

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