Le discours de Figaro.

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Devoir rédigé en novembre 2011 : Rédigez le discours que Figaro (Le Mariage de Figaro –Beaumarchais) prononcerait devant une foule pour dénoncer la politique de son époque. (Je précise qu’il faut se remettre dans le contexte du 18e siècle.)
Naï

               Mesdames, messieurs, chers compatriotes, si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est pour répondre ensemble à cette question que l’on entend si souvent dans les rues de Paris, et que nous nous sommes tous posée au moins une fois : « Qu’est vraiment la politique ? » Oui, nous savons tous la définition de la politique, s’occuper des affaires publiques. Ce que nous ignorons, c’est que cette politique à laquelle s’adonnent tous nos courtisans n’est qu’une interminable comédie.
                Ces gens-la, que nous appelons des politiciens, ne sont en fait que des acteurs. Mauvais par-dessus le marché. Chacun d’eux cache son vrai visage derrière un masque : l’ignorant sait tout, celui qui sait tout ne sait plus rien, l’homme puissant n’a plus aucun pouvoir, et le « petit » politicien a la plus grande influence. Dans ce grand théâtre, savoir jouer est inutile, il suffit de savoir parler, flatter, convaincre et persuader : tout se base, vous l’aurez compris, sur le paraître.
                Naturellement, la politique n’est pas qu’une comédie. C’est aussi et d’abord une course aux intérêts. Pas aux intérêts publics, détrompez-vous, mais plutôt aux intérêts personnels. Son mot d’ordre : CORRUPTION. Que pensez-vous qu’un politicien fait à longueur de journée dans son bureau ? Eh bien, il se livre à ce que l’on peut définir comme de l’espionnage. Ah oui, les politiciens, bien qu’acteurs médiocres, sont de très bons espions. Ils ont, tous, un don inné pour intercepter des lettres et en amollir les cachets, pour épier, écouter sans en avoir l’air et repérer ceux qu’ils se plaisent à qualifier de traîtres. Ah ! Des traîtres ! Comme s’ils n’en étaient pas, eux, des traîtres ! Comme si toutes leurs actions se faisaient dans la plus grande légitimité ! Ils me répondront tous que leurs bassesses à eux, ils les ont faites pour des causes nobles. Permettez-moi de vous informer, chers politiciens, que des causes nobles n’ont, par définition, pas besoin d’être soutenues par des moyens bas et vils. Arrêtez donc de vous cacher derrière la prétendue importance de vos causes !
                Chers compatriotes, j’espère que vous êtes d’accord avec moi : avec tout ce mensonge, cette hypocrisie, cette ambition, nous oublions l’essence même de la politique : défendre les intérêts publics.


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